Lou BERET Langue pendue

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| Sujet: Promesses et inexpérience , les deux visages du FC AUCH GERS Jeu 12 Juin - 10:56 | |
| . La Chronique du Moulias de Michel Sespiaut Promesses et inexpérience , les deux visages du FC AUCH GERS
Le FCAG fait le spectacle à Brive avant de s’incliner lourdement (40 à 26) Six essais à deux . : 2 E Tidjini (22e), Salobert (55e); 2 T (22e, 55e) et 4 P (3e, 9e, 11e, 26e) Couzier Le scénario rocambolesque de la dernière rencontre disputée samedi à Brive par le FCAG , colle assez bien à la saison contrastée , « sol y sombra » , oscillant entre espoirs et regrets que le FCAG a déroulé tout au long du championnat
Inexpérimenté certes , mais progressant à chacune de ses sorties , le FCAG a été victime d’une absence coupable quand Brive réveilla ses hormones après avoir été anesthésié par un début de match tonitruant du FCAG
Si prés si loin , la déception n’en fut que plus grande de se voir retirer le bon pain de la bouche , au poids du doute ennemi de la performance , le prix fort à payer à une incapacité chronique à tenir un résultat , le prix de l’expérience
Un écho douloureux , à la première journée et la défaite à domicile devant Bourgoin , qui hypothéqua les rêves Auscitains , c’est la même inconstance , qui plomba l’entame gaillarde au point de la transformer 1 heure plus tard en lourde défaite (40 à 26) ,
n’en déplaise au président qui se félicite après une défaite de 40 points , inacceptable quand on a mené (19 à 0) au terme de 20 mn jouées juste , de ne pas porter l’estocade fatale à des Corréziens pris à la gorge , malmenés par l’entame ardente des Gascons maîtrise et défense évaporées
maîtrise et défense évaporées au point de perdre la marque , à la mi temps 21 à 19 , en encaissant 3 essais en 10 mns . Pas très sérieux tout cela , et des manques à pointer dans la gestion du match !
Relâchement mental , usure physique , réveil de l’adversaire pris à froid ! Je veux bien prendre en considération la qualité de l’adversaire , capable une semaine plus tôt de moucher les Toulousains , mais on ne peut passer sous silence cette fin de match qui annule tout le bénéfice , et une première victoire de la saison à l’ extérieur hautement symbolique qui nous tendait les bras Va comprendre Charles , euphoriques puis asphyxiés par un début de rencontre débridé , facilité par l’atonie Briviste ; Brive attendait une équipe Auscitaine résignée , c’est bien mal connaître l’âme et la tradition de ce club , dont la fierté et l’amitié sont les meilleurs ciments pour colmater le doute . Corrèze la tête légère dans les nuages du maintien , ses petits bonhommes en mousse noirs et blancs tardaient à rebondir , rassurés par leur victoire décisive à domicile devant l’ogre Toulousain qui assurait le maintien . Il fallut devant Auch faire le métier C’est tout le mérite de ce p… de rugby ou on ne triche pas, et visiblement ils en avaient les moyens
Pour éviter la charlottade , Brive remis donc les mailles du paletot à l’ endroit jusqu’à détricoter une défense Auscitaine transformée en portes de saloon , battant autour du feu follet Frédéric Couzier , vif argent allumeur de contre , a besoin pour exprimer tout son talent offensif , d’ une garde prétorienne en troisième ligne , dure au mal , multipliée aux quatre coins du terrain pour colmater les voies d’eau autour de lui
La blessure du solide Benoît Albert auquel on n’a pas assez rendu hommage cette saison , orphelin de Nicolas Pagotto mis au repos , fragilisa un peu plus le milieu du terrain livré aux déboulés Brivistes qui n’avaient appréciés que très modérément la plaisanterie Gasconne
Avertissements sans frais
Le dénouement de ce match reste un avertissement sans frais , dont il faudra tirer les leçons pour éviter à l’avenir pareille déconvenue ; à commencer samedi prochain devant la vivacité Montpelliéraine , un relâchement pareil aura l’an prochain , en Prod2 des conséquences douloureuses , avis aux artistes !
20 mn pour mettre en valeur la belle jeunesse du FCAG , prête à gâcher la fête aux glorieux anciens Brivistes et leur entraineur Olivier Magne , grise mine sur le bord du terrain attendait la mi temps pour une remontée de bretelles qui derrière une pareille pantalonnade , n’avait rien que de très naturel !
A l’image de sa saison inconstante le manque de « métier » tout autant que le rapport vitesse puissance Briviste , condamna les « irréductibles « à baisser pavillon ; incapable donc , de conserver le gain de la rencontre
L’exigence du haut niveau
Pour franchir un palier supplémentaire , il ne faudra plus se féliciter d’une défaite , au seul motif que les jeunes pousses ont su faire front et que l’avenir leur appartient L’exigence à leur encontre doit être à la hauteur du talent qu’on leur prête
C’est de victoires l’année prochaine que le FCAG devra étayer son avenir , en respectant le niveau d’exigence attaché au rugby professionnel ou les bons sentiments ne sont que des cataplasmes sur jambes de bois
A propos de jambes à défaut de puissance c’est de vitesse et de résistance athlétique dont le FCAG , disposant d’un préparateur physique, aura besoin pour transformer une entame de match allègre pleine de caste en victoire consistante pour de jeunes pousses montées en herbe avant d’être fauchées impitoyablement par l’orage Briviste qui n’entendait pas laisser partir sur une défaite son vieux guerrier Jérome Bonvoisin
Ne nous y trompons pas , au rythme de la progression du rugby Pro , et la course à l’armement qui va avec , la Prod2 version 2008-2009 que rejoindra Albi la malheureuse ressemblera à s’y méprendre au TOP14 de cette année , la rudesse du jeu d’avant en prime .
Cette prod2 que les Auscitains ont su dominer , les Agenais n’ont pu en décoller , Caucaunibuca le fantasque et son aile magique envolé ; les espoirs engloutis avec le Projet SUA 2010 dans le bourbier Lyonnais
Joli paradoxe pour les petits gars du Rhône , sauvés de la relégation par un bonus défensif , généreusement concédé par le FCAG il y a deux saisons à Vuillermet , qui ont eu raison des doutes qui assaillent des Agenais frustrés , minés par leur propres divisions , punis par leur errements à n’avoir pas osé jouer , une forme de passivité qui ne ressemble en rien au savoir faire du sourcier Gascon et met en échec la méthode d’Henry Broncan
qu’il n’a pas pu exporter en pays Agenais , ou il ne put jamais comme dans la cité Auscitaine , en leader incontesté , donner libre cours à son intelligence situationnelle excellant dans la gestion des hommes , au point de créer , cette alchimie qui mobilise l’adhésion viscérale de ses joueurs et l’abnégation dévouée de tous les autres, qu’il avait porté au sommet de la performance .
C’est dire aussi si Auch trouve les ressources pour se renouveler , régénérer ses forces vives , que le FCAG possède des atouts incontestables pour trouver le bon équilibre entre professionnalisme et valeurs identitaires , c’est tout le mal que l’on lui souhaite pour rester fidèle à sa légende . Alors que se profile samedi en baisser de rideau de la saison , un dernier match pour l’honneur , ici ça a du sens , livrer un dernier combat face aux Montpelliérain de Didier Nourault , Montpellier la cité ambitieuse aux portes de la coupe d’Europe que Montauban vient de claquer sur eux qui a proposé à ses supporters une bien belle saison sous les ordres du duo Travers Labit , qui respire le rugby à l’accent authentique
Face aux prétendants à la coupe d’Europe , quel visage les hommes de Pierre Broncan offriront à leurs supporters ? le meilleur j’en jurerai !
Occasion ultime pour ceux qui ont portés avec talent et honneur nos couleurs aux quatre coins de l’Ovalie , de quitter « a ombras » le pré du Moulias
L’adieu aux larmes
Ceux dont on aime ici même les défauts Raphael Bastide son tempérament de feu mais aussi le redoutable compétiteur , Pascal Idieder le roc, le bon camarade qui ne triche jamais , Antoine Battut gentleman joueur et son jumeau Nicolas Bontinck guerrier inépuisable blessé et qui hésite encore à nous quitter , Fabien Barcella la jeune classe montante du haut de son insouciance , Jérome Cholley le géant débonnaire et l’homme de qualité , Brice Salobert le vif argent qui déchire les intervalles , et tous les autres Hamid Arif qui incarnait si bien le panache Gascon et la fougue , refermer ensemble à leurs cotés , sur un dernier coup d’éclat les plus belles pages écrites par ce club attachant , partager une dernière fois le vestiaire , sublimer une saison difficile , mais une saison de caractère, ces tempéraments que l’on aime à porter bravement dans ce petit coin du terroir Gascon ou la douceur et la fièvre s’invitent pour un adieu aux larmes chez les hommes authentiques _________________ Chroniques Ovales du Terroir Amazone
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