Quatorze points marqués, et autant d’envolés (quatre pénalités et une transformation), quel dommage ! Une proportion ‘normale’ – disons une fois sur deux – et Auch abordait la seconde mi-temps à égalité.
Voilà pour le premier regret dans la rencontre entre deux clubs jouant quasiment « à la maison ».
Le second regret viendra d’une balle lancée en arrière et sans voir, à la volée – à destination d’un possible compère – comme on aime le faire lorsqu’on sent un partenaire tout près et habitué à ce genre de brille. Hélas, Auch n’est ni le Stade Français, ni le Stade Toulousain, ni Perpignan, ni Clermont, et à la place du trait de génie l’acrobatie tourne à la trahison : Le TPR surgit, botte le ballon qui rigole pour les bleus, suit et marque.
Le troisième regret fut presque habituel lors des deux saisons précédentes (on le souhaitait disparu celle-ci) : on se révolte; on défie les gros d’en face ; la pigne n’est pas loin, non plus que l’arrogance sur fond de dépit. Le retour aux sources auscitaine (d’abord la mêlée) et on est tenté d’ajouter ‘rien que le mêlée’ n’est pas la solution. L’essentiel du joli jeu fut ailleurs, alors que les lumières du ciel couchant étaient très belles, notamment la fusée d’Alexandre Ricaud, irrattrapable, lorsqu’il jaillit pour marquer. Et de nombreuses audaces au large que Sud Radio soulignait même quand le score se creusait contre les rouge et blancs.
Preuve, s’il en était besoin, que la presse spécialisée se fait une idée flatteuse du FCAG nouvelle formule. Celle d’un club heureux de jouer plus que bœuf, et ne cherchant ni dans d’imaginaires erreurs arbitrales, ni en se mettant à l’abri d’un ‘tout petit budget’ pour maudire le sort lorsqu’il est contraire.
Non, ce coup-ci, ce fut la perte des points offerts aux pieds qui nous a fait perdre – ils montraient là la domination des Auscitains - et un geste junior qui offrit une balle d’essai au TPR.
Reste le point de bonus défensif, ce qui n’est pas rien car longs sont les jours à venir, même s’ils raccourcissent encore jusqu’à Noël.