Lou BERET Langue pendue

Age : 49 Inscrit le : 06 Sep 2006 Messages : 228
| Sujet: AUCH défait DAX ( 16 à 10 ) La Temporada continue ! Jeu 3 Avr - 15:56 | |
| Avant propos
le climat embrumé de la ville lumière qui m'a éloigné pour quelques jour du Gers ; n’a pas dissipé la bonne humeur ou nous a laissée la prestation solide du FCAG le week end dernier ,
une première bouffée printanière se dégage de la chronique du jour , souffreteuse malgré mes efforts , au gré des défaites enchainées rythmée par le désenchantement qui gaganit le coeur de nos supporters les plus fervents Seule la victoire est belle , on le sait Tout est plus léger quand la victoire allume les regards de nos joueurs , quand les spectateurs comblés s’attardent dans le vieux stade Jacques Fouroux ; plutôt que de dissiper engloutis dans labrume des nuit de défaites déprimantes
la belle soirée de samedi a ravivé nos couleurs et fleurit les sourires mais elle appelle aussi d’autres victoire , désormais on en a l’intime conviction nos jeunes joueurs libérés ont vaincu le signe indien , ils sont prêts à « lâcher les chevaux « pour déjouer les pronostics des cassandres de l’évidence , c’est leur meilleur rôle , qui s’en plaindrait , dans tous les cas on a envie d’y croire ensemble !
Les Chroniques Rugby de Lou BERET
Editorial , dédiée à notre invitée du jour Valérie Georgereau Dirigeante du Club de Vic en Bigorre
La temporada Auscitaine continue …
La cuvette du Moulias n’est certes pas une arène , mais la cuadrilla Dacquoise venue défier le « Toro brave » Auscitain , réputé solide des pattes avant , la confrontation a comblé les observateurs venu , Le taureau Gascon de noble caste ne subit pas l’ estocade mais fut gracié le score (16 à 10) acquis avec la manière pour une sortie a Ombras , sous les applaudissements des inconditionnels
Une Bouffée d’espoir printanier s’est donc levé , en attendant que se lève le souffle improbable du maintien
Dominateur dans les phases de combat au pré, le collectif Gersois l’âme en bandoulière chevillée au corps, la tête résolue , ravivé par la perspective d’affronter enfin une équipe à sa portée, lança ses cœurs vaillants à l’assaut des Landais et par la même à la reconquête du cœur en hiver de ses supporters ombrageux
Généreux les gamins , à l’image d’Alexandre Ricaud, percutant sans relâche la bande aux frères Mathieu et Thomas Liévrement , dépositaire du jeu Dacquois . Ces deux là muselés , le FCAG, avait réussi l’essentiel, mettre à la raison un pack Dacquois dominé en mêlée fermée et sur les impacts
Les Dacquois défaits sont désormais à 7 points sous la menace toujours possible d’un retour des Auscitains, désormais bien décidés à ne pas en rester là Le Béret d’honneur revient de manière évidente à Nicolas Pagotto , l’enfant du pays , ardent au combat , « au frigo » pour une sale blessure depuis de longs mois , Nico signe un retour « saignant « il va apporter au groupe , son envie généreuse de labourer de ses placages appuyés le milieu du terrain , sa fraîcheur,ne sera pas de trop pour emballer cette seconde partie du championnat , propice à un coup d’éclat pour signer le retour invraisemblable des « irréductibles «
Pierre Henri , jeune entraîneur apprend vite , lui qui se plaignait du manque de concurrence aux postes clefs , dispose désormais de garçons de valeur homogène et qui possède tous le sens du collectif , Nicolas Pagotto vient épauler Mehadji Tidjini Benoît Albert et David Spicer , 3 déménageurs de piano pour épauler le pianiste Thierry Brana et ses «fugues » en sol majeur
Coups de bérets appuyés aussi au rasta rocket du jour , Alexandre Ricaud , « el magnifico » , qui joua les « razmokets » sur les chevilles de ce grand joueur que demeure Thomas Liévrement , capitaine vaincu, assez grand seigneur pour féliciter les Auscitains pour leur match exemplaire , un match soit dit en passant disputé dans un état d’esprit exemplaire , l’enjeu de part et d’autre ne prit pas le pas sur le jeu
Alexandre Ricaud , important pour cette rencontre gagna inlassablement les centimètres de volonté , qui font les mètres de décalage en bout de ligne , sur le front toujours Sébastien Bortolucci modèle de réserve et d’efficacité , stigmatise le mieux le portrait type du joueur Auscitain fier et modeste , Fabien Barcella pilier gauche rieur au pied léger fit honneur sous les yeux de son prédécesseur Stéphane Graou , à ses deux premières capes d’international Français, gagnées dans le tournoi des VI Nations ,
Le garçon ira loin , les Biarrots ne s’y sont pas trompé !
Pascal Idieder, parole rare mais marquante , incarne les vertus de la simplicité , prototype du pilier , soc inamovible de la charrue Gasconne , son compère droitier Grégory Menkarska le surdoué , mâtiné d’expérience et quelques cicatrices , redevenu homme joueur et un compétiteur redoutable paracheva la belle ouvrage du soir ,
j’ai bien aimé la rentrée de Tao Tapasu à l’instar de son capitaine Stephen Saint Lary qui entraîne ses hommes dans son sillage , Tao lui aussi comme à son habitude se jeta cœur et âme au cœur du brasier
Coté gazelles , trop souvent à la remorque du jeu Auscitain , on relève avec plaisir de bonnes initiatives de nos chevaux légers , Vincent Cortes ouvreur en sol majeur , pour des fugues ambitieuses , allumeur de quilles éclairant la nuit Auscitaine , jusqu'à bousculer et mystifier l’arrière garde Dacquoise sur son essai volontaire , Vincent sut faire oublier cette passe interceptée en début de rencontre , sur une attaque grand champ , pour rétablir la situation en leader et remettre lui même sur une offrande des copains les pendules à l’heure d’été dans l’en -but Dacquois
Un ouvreur Auscitain est né
On pardonne toujours à ceux qui entreprennent et qui osent ! le jeu est à ce pris
Frédéric Couzier bon pied bon œil en réaliste globe droppeur , et Titi Bosque tout en contre pieds et contre champs , sur son aile , fut un parfait deuxième arrière relanceur ,
enfin mention très bien pour Benoit Albert le Montalbanais s’est fait un nom et une place dans cette équipe ou il apporte au centre , une belle technique individuelle
Le FCAG décroche donc enfin ,mais de belle manière une seconde victoire , flambée capitale, de celle en tous les cas qui entretiennent l’espoir et rallument les braises dans les yeux de ses supporters ,
un match plein , pour une victoire qui en appelle d’autres !
Seule la victoire est belle parce qu’elle fédère !
Mais que dire quand elle est vitale , pour prolonger la vie d’un groupe, forgé dans l’adversité , autour de ceux titrés l’an passé qui ont connu l’excellence et les honneurs d’une saison de leader en ProD2 et acceptent l’humilité de la reconstruction
Brasée à la forge d’un championnat impitoyable, l’âme et les hormones , ne se sont jamais consommée , n’ont pas cédés au renoncement sous les effets conjugués des défaites ni les annonce du départ de quelques cadres ;
seul compte pour ce groupe le défi et l’envie de ceux qui vivent bien ensemble et souhaitent prolonger l’aventure , jusqu’à relever cette première confrontation en forme de quitte ou double , face à l’éternel rival Dacquois , nos cousins de culture de moyens terroirs malmenés face au choc des titans ,
Deux formations enlacés dans ce bal des maudits ,
Dax la fière , était venue ragaillardi , allumer ses ambitions de maintien et éteindre les rêves Auscitains , l’inaccessible étoile du maintien partagée par ces deux terres de rugby , comme le refus de monter dans l’ascenseur pour l’échafaud
On allait jouer en un acte , le remake de Rio Bravo , le feu croisé des frères Liévrement, dans le rôle du sheriff et du juge de paix , attendant que les Auscitains dégainent pour mieux les plomber dans un duel d’homme à homme
Depuis le 1er Décembre 2007 , une éternité , la belle Victoire , cette ingénue capricieuse et volage se refusait à nos Gascons , suant des larmes de sang , s’éreintant sans relâche pour la séduire , poussés dans leurs retranchement , prêts à s’aguerrir encore et toujours , menés par leur jeune chef de meute , Pierre Broncan qui doit écrire désormais seul , sa propre histoire ,
L’ingrate snobait ses jeunes protégés , adulés la saison passée et le bon peuple Gersois se languissait , perdant le goût de ses troisièmes mi temps enflammées qui lui valurent une notoriété justifiée par la communauté des sens
A l’heure des retrouvailles , la réception bruissait de nouveau , alors que se formait cette mêlée improbable de joueurs et de dirigeants , supporters et Partenaires se donnant l’accolade .
C’est l’heure belle ou s’allument les regards , fusent les bons mots , sautent les bouchons sans jamais parvenir à fluidifier le trafic qui déambule sous le chapiteau des lumières
les flashs crépitent , à l’heure crépusculaire ou viennent boire ses grands fauves assagis que sont les piliers de devoir , qui redressent l’échine fourbue , le rouge au front pour u compliment qui désarme ces guerriers , toujours prompts à soulever la coupe du partage, adossés, au BDC qui ce soir scintille
L’enjeu sportif était majeur , car une défaite aurait mis les Dacquois hors d’atteinte enfumant à jamais la quête de la treizième place qui pourrait porter bonheur , mais nos joueurs en ont décidés , désormais rien n’est impossible, au pays de cocagne les irréductibles sont toujours debout
Malmenés tout le match , secoués , parfois même sur le reculoir en seconde période , rentrés dans le match , sur une interception heureuse , au contre d’une attaque grand champ des Auscitains , les Dacquois n’avaient pas samedi soir , les moyens de leurs ambitions
Au final pas malheureux les Landais de glaner , à 1 mn du terme une ultime pénalité une bonne grâce de Mr Poite , généreusement accordée sur une ultime possession Auscitaine , un ballon que nous aurions bien été bien inspiré d’expédier d’ un scud appuyé jusqu’à l’ avenue des Pyrénées
Le cynisme du référé ni son bras armé ne tremblèrent pas , soulevant comme un seul homme l’ire des travées de Jacques Fouroux , belle offrande en vérité , que cette dernière ogive Dacquoise enrubannée d’un point de bonus ,
Tout sauf un point de détail quand il s’agira de faire le décompte final , pour qui se souvient du bonus défensif mérité , qui se refusa pourtant aux Auscitains en terre Landaise
les supporters Landais silencieux , en quittant le stade s’en contentait bien volontiers
un point sur le I , celui du patronyme de ce bon Romain Poite , bien moins sourcilleux quand il s’était s’agit de faire refaire les mêlées tournées manège provoquées par la technique Auscitaine ,malmenant les piliers Dacquois sur leurs propres introductions Nicolas Decamps et son collègue Brugnaut, ce dernier valeureux dans son duel d’homme à homme , mais qui subit au final, lui aussi la loi de Pascal Idieder et Fabien Barcella ,l’empreinte Auscitaine maintenant en seconde période la formation Landaise, toujours sur le reculoir de ses 22 mètres , et jamais pénalisée ; le tout pour un maigre profit et 2 essais enfumés par des maladresses , ces scories qui restent le talon d’Achille des Gersois pour transformer leurs temps forts
La petite histoire savoureuse du Rugby , retiendra que croisant bien plus tard dans la soirée, le référé venu jeter l’ancre avec ses colistiers au France , terre d’asile pour mouiller une copie incertaine , nous décidâmes charitablement de conclure une trêve provisoire avec le corps arbitral , Sandu Ciorascu le grand , attablé à mes cotés , redressa sa carcasse tel une cathédrale s’érigeant du haut de ses 135 Kilos, et l’œil malicieux , s’éclaira pour gratifia le référé du jour , venu présenter ses civilités d’un tonitruant « très bon match Mr l’arbitre » ,la rocaille de son accent Roumain tombait sous le sens et de bien haut , ne laissant pas de réparti possible, les hommes en noir sans autres commentaires, quittèrent les lieux leur bonne conscience sous le bras
Paix à leurs âmes , paix des braves nous nous contenterions de la victoire et la nuit serait belle ! _________________ Chroniques Ovales du Terroir Amazone
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