Lou BERET Langue pendue

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| Sujet: Punition Toulousaine pour une équipe Auscitaine décomposée Sam 3 Mai - 18:25 | |
| TOP 14 Toulouse – Auch . 73 à 12 Punition Toulousaine pour une équipe Auscitaine décomposée ! 11 essais à 2 ( Cortes 28 ème mn et Clarac 43 ème mn )
La Chronique du Moulias de Michel Sespiaut
Oh Toulouse ! …
11 fois ,
la voix colorée de Claude Nougaro s’éleva dans les cintres du stade Ernest Wallon , copieusement garni , pour voir évoluer la jeune classe Toulousaine ; Un match à sens unique ou les Auscitains furent immédiatement cantonnés à jouer les faire valoir , un match d’opposition devant les déferlantes du Stade qui emportèrent tout sur leur passage et avec elles quelques illusions !
Une soirée cauchemar pour nos couleurs ,
dirigeants et supporters à la mine mâchée, au bout d’une semaine détestable ; de quoi vous faire presque détester la voix chaude du baladin Toulousain, Claude le truculent , ses briques roses , les minimes et son cartable d’écolier bourré de coups de poings , ce pays ou même les mémés qui aimaient la castagne n’ont plus cours, préférant on peut les comprendre la griserie des attaques grand champs de l’escadrille Toulousaine
Les ténors Toulousains , loin du capitole , ne sont plus enrhumés , disparu ce nivellement des valeurs , c’était aux temps anciens ou les hormones , l’ardeur et le sens du sacrifice , les hommes de caractère comptaient tout autant que ceux touchés par la grâce , le renfort de grand coup de courage et de tromblon associés , tous sont restés empoussiérés dans le vestiaire aux souvenirs, sous le clocher de nos bastides , quand l’orgueil commandait au chant du coq de se relever encore même brisé , pour ne pas pendre la marée , je vous parle d’un temps ou il ne faisait pas bon traîner hors jeu, face aux godasses à têtes chercheuses , et la rencontre improbable d’un Pascal Idieder et d’un Thierry Dusautoir aurait mis du sel et du poivre au ragoût du jour .
Mortifiés , saoulés de placages ; la révolte Gersoise , espérée, souhaitée ne vint jamais, même prés l’essai de rapine à l’entame de la seconde période
joueurs comme supporters furent littéralement emportés par la sarabande , qui tourna parfois à une démonstration pathétique , Dur , dur !
Au final l’écart parait bien trop lourd , pour ne pas retenir au crédit de notre équipe , la pénalisation de trop nombreuses absences pour blessure ou coaching .
L’auteur de Ste Hélène ,
Claude Nougaro martelait à l’envie son incantation magique , Oh Toulouse ! , les travées gloussaient de plaisir après chaque réalisation , les Toulousains faisaient le spectacle et régalaient leurs supporters , les Auscitains les victimes expiatoires
Le Toulouse de Claude Nougaro montait dans la nuit claire comme un message posthume , parti rejoindre la haut, dans les limbes Jacques Fouroux le petit caporal frondeur , ce Gascon intraitable qui trouvait souvent les forces insoupçonnées pour renverser les montagnes , en cette soirée funeste , l’entraîneur du grand chelem de 1981 qui faisait raccourcir les coups d’envoi, à l’ entraînement pour remettre en confiance son deuxième ligne Jean François Imbernon blessé et diminué , lui aussi, ne pouvait de la haut , que constater les dégâts .
Un match devant le Stade de Toulousain , ne se négocie pas sans dommage , si l’on ménage sa peine et retient ses forces pour d’autres échéances , mauvais calcul
Bine au contraire en mobilisant ses ressources on peut éviter de prendre une fessée magistrale . Si c’était un pari , il est perdu et la leçon pour rude qu’elle soit devra être retenu
Guy Noves , avait beau jeu d’annoncer l’impasse sur le championnat , geindre devant les cadences infernales du calendrier , on ne prête qu’aux riches , ses hommes sur le pré , Dusautoir et Donguy en tête , étaient remontés vent debout , bien décidés à châtier les hommes du Gers , pour solder ; les mécomptes du match aller .Rien que de très prévisible .
Une gifle cinglante pour bien signifier , que le temps des illusions était terminé , que le petit poucet devait retourner tracer son sillon , surtout quand il n’a pas l’orgueil suffisant pour contester la punition , cette flamme aux yeux qui réchauffe le cœur , celle là même qui commande aux « irréductibles » de continuer à jouer les empêcheurs de jouer en rond ,
cette rébellion collective comme celle produite à Paris devant le Stade Français ou à Perpignan , éteinte avec nos illusions dans la nuit Toulousaine , c’est dommage .
La lucarne médiatique tombant à pieds joints dans le panneau, brandi par Guy Noves , ce compétiteur forcené , la qualification en poche , annonçant bon apôtre , qu’il allait brader les dernières journées du championnat , et ils l’ont tous cru , je rêve !
la longue liste des absences pour blessures ou récupérations Toulousaines égrenée toute la semaine , passait sous silence celle des blessés Auscitains, capitaine Stephen Saint Lary , Alex Ricaud , Thierry Brana , et autre Mehadji Tidjini , leaders de jeu , tombés au champs d’honneur, face à Montferrand ,
Auch était davantage affaibli au regard des forces en présence , c’est un fait établi ; mais pas sûr que les Auscitains aient gagnés au change en affrontant une équipe de minots Toulousains , morts de faim , bardées de sélections de jeunes , le couteau entre les dents , dents longues , et pieds alertes , prompts à relancer le moindre ballon de récupération , et à avaler les espaces .
De jeunes joueurs Medard , et sa charnière Belie , Bezy assez orgueilleuse , pour saisir leur chance , au point de compenser , la classe de leurs seniors éreintés par leur demi finale victorieuse de Coupe d’Europe , Kheller Elissalde et autre Fabien Pelous qui rempile pour un tour de plus avec le Stade Toulousain , quand on aime on ne compte pas
Les caïds , chupa chups aux lèvres suivaient distraitement , tranquilles comme Baptiste ( Elissalde) , la rencontre , depuis les loges d’Ernest wallon , ou Frédéric Michalak casquette vissée et genou dans la boite à gans étaient venu en ex futur pensionnaire des lieux , respirer le parfum de la ville rose qui l’a fait roi . 20 mns de jeu, bonus offensif en poche, le suspens n’avait jamais eu cours La modeste équipe de la préfecture du Gers n’avait pas grand-chose hier soir à opposer , quelques fulgurances d’un Titi Bosque capitaine d’exemple ou de Christophe Clarac , les placages époumonés d’un Nicolas Bontinck , pour beaucoup de naïveté défensive ; même la solidité éprouvée de la mêlée Auscitaine ne fit guère illusion
Pascal Idieder , laissant au plus mauvais moment , ses camarades à quatorze , après s’être essuyé le genou sur Thierry Dusautoir en vacance dans le camps Gersois , la messe était dite ; mais c’était un requiem
Il manquait trop d’ingrédients dans le chaudron magique de la motivation , aux arpenteurs des collines Gersoises pour s’attaquer à l’Everest Toulousain , la forteresse Cathare était imprenable, et jean Baptiste Ellisalde en civil , pouvait même rejoindre le banc de touche , ou Yannick Nyanga assénait le coup de grâce à notre égo , relativisant au micro de canal + sport l’allégresse du festival Toulousain,
« ne nous grisons pas , ce n’était qu’Auch » .
Fermez les bans ! cette phrase raisonne encore douloureusement à mes oreilles .
Je la laisse à l’ interprétation de nos joueurs , tout particulièrement à ceux qui ont fait le pari l’an prochain de continuer à évoluer au sein du Top 14 .
Pas sur , que le mal à la tête de cette contre performance accentuée par une impasse plus ou moins tacite dans le but de préserver nos chances, avant la réception de Bayonne soit un calcul payant en terme d’image .
Fabien Barcella , rentré prématurément , boitillant y laissa un mollet et probablement sa fin de saison , alors même que l’espoir Badel donna toute satisfaction le week end dernier ,
Quitte à prendre 70 points , pourquoi ne pas l’ avoir aligné ?
Trop vite , les intervalles débouchaient sur des boulevards , les vagues déferlantes renversant les petits hommes en rouge qui s’accrochaient comme il pouvaient aux basques d’un Swanepoel
La puissance et la mobilité Toulousaines , décoiffant la rencontre , créant sur chaque déboulé des brèches béantes puis des décalages que les hommes du Gers compensaient mal , constamment sur le reculoir Le pari d’envoyer les minots Gersois au feu était perdu d’avance , mais la défaite tourna à la correction et avec elle , le blason égratignée Au centre du débat , ou le poids la vitesse et les centimètres comptent double , Nicolas Pagotto défenseur intraitable manquait cruellement !
Enfumé , évaporé , envolé avec leurs illusions , l’espoir secret de rivaliser , de contester une équipe Toulousaine présentée en « récupération »
L’orgueil de nos joueurs a été touché , mais ce soir ma pensée va aussi aux suiveurs dirigeants et supporters , anonymes passionnés qui eux aussi droit au vague à l’âme .
C’est bien elle qu’il faudra élever , chasser l’amertume mauvaise conseillère ,pour faire bloc et ne pas céder au cours des 6 dernières journées sous peine d’en faire un chemin de croix , après les lauriers de la saison passée c’est une couronne d’épine que les Toulousains ont tressés , sur les têtes Gasconnes.
C’est la loi du rugby professionnel impitoyable et cruel pour les faibles
On mesure dit on , la qualité d’un groupe à sa capacité à apprendre de ses échecs et à toujours se relever .
Samedi soir prochain , devant Bayonne , solidement installée dans le milieu de tableau , face à des Basques qui viendront sans pression excessive pour le maintien , s’évaluer
Nous serons là solidaires et déterminés derrière eux , Et nous mesurerons la capacité de réaction de notre équipe . Si elle dispose encore en elle , de suffisamment de corps et d’âme ,et de cette ’envie viscérale de se surpasser , mobiliser ce qui lui reste de forces , pour refermer cette cruelle punition que seule une victoire solderait Avancer avec comme motivation la volonté collective de rendre hommage à tous leurs fidèles supporters , qui les accompagnent sans faiblir tout au long de cette rude campagne ; Ceux là même qui savent reconnaître et apprécier à leur juste valeur , l’ engagement et la bravoure des « irréductibles « se dresser encore m^me quand la défaite est consommée , toutes ces valeurs foulées au pied sur la pelouse d’Ernest Wallon , piétinées par les déferlantes Toulousaines, doivent se relever après l’orage pour faire germer l’espérance de jours meilleurs .
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