Après sa courte défaite contre le Racing, à Paris, les perplexités grenobloises.. Selon Le Dauphiné libéré..
Après Racing-Metro - FCG (15-7) : Le FCG y arrivera-t-il ?
par La Rédaction du DL | le 24/02/09 à 18h01 0 vote | 55 vues | 0
Une nouvelle fois séduisants loin de leurs terres, les rugbymen grenoblois doivent pourtant se contenter... d'une défaite. Et sans bonus, cette fois.
Le match venait de se refermer, les Racingmen effectuaient un tour d'honneur à l'endroit du nuage de leurs supporters et l'ambiance du stade Yves du Manoir s'accordait parfaitement avec la lourdeur du plafond bas de la région parisienne. Franck Corrihons regagnait doucement les vestiaires, l'air désabusé, l'esprit dépité. "Que voulez-vous, ça doit être la saison qui veut ça..." lâcha-t-il, tête baissée, visiblement abasourdi par cet insoutenable échec.
Des questions... pas de réponse
Les questions pleuvent. Comment le FCG, si dominateur, si séduisant durant le premier acte, n'est-il pas parvenu à inscrire le moindre point ? Parce qu'il paraît entendu que la rencontre, ensuite, n'aurait pas connu le même épilogue. Que manque-t-il à cette bande de courageux pour que les actes soient suivis de conséquences réelles ? Les réponses, quant à elles, ne sont pas légion, pour un groupe qui a du mal à analyser les raisons de ces multiples contrariétés à répétition. "Encore une fois, on a proposé de belles choses, mais nous n'avons pas réussi à scorer. Eux l'ont fait, pas nous. Ça doit être la différence avec les grandes équipes. On est une bonne équipe, pas encore une grande. Cette formation du Racing, on l'a pourtant basculée, traversée à plusieurs reprises. Mais on meurt à 8 points", souligne froidement Jonathan Best.
"Le Racing, ce n'est pas exceptionnel, mais c'est terriblement pragmatique"
"Le Racing, ce n'est pas exceptionnel, mais c'est terriblement pragmatique. Dès que les Parisiens s'approchent des perches adverses, ils sont capables de marquer ! Ils ont été pourtant longuement malmenés, mais mentalement, ils sont très forts. Ils n'ont jamais réellement paniqué, c'est une équipe qui sait où elle veut aller, et reste très forte dans les têtes", rapporte, avec respect et clairvoyance, Franck Corrihons.
Et, aussi étrange que cela puisse paraître, le FCG a réalisé ses deux plus belles prestations face à Albi à Lesdiguières et contre le Racing à Colombes, soit les deux premiers du classement. Mais ces deux rencontres se sont soldées par... deux défaites ! Les journées se succèdent, et le FCG, aujourd'hui 9e avec 45 points, à 10 journées du terme, paraît clairement en deça de ses prévisions. "Oui, on a du retard, mais je reste persuadé que nous sommes dans le vrai. Maintenant, il reste dix journées, et je tiens à ce qu'on parvienne à mettre en place notre jeu à Lesdiguières, ce qui nous fait défaut. Pour notre public, qui le mérite", souligne encore l'entraîneur isérois. Il est vrai que les travées de Lesdiguières s'impatientent et commencent à croire que le spectacle dépasse systématiquement le cadre du cours de la Libération. Mais dans l'impossibilité de délocaliser tous les matches, et n'envisager qu'un calendrier à l'extérieur -sûr que la Ligue Nationale grincerait des dents, trop compliqué à gérer...- il faudra bien que le FCG trouve, enfin, de réelles solutions.