Un livre sans paroles… Un paradoxe, si l’on songe qu’il est écrit par Jacques Verdier et préfacé par Fabien Galthié qui n’a pas sa langue dans sa poche.
Non, un livre sans paroles parce que d’images. Mais non sans musique. Tant il surprend par les climats qui se dégagent de photos à la fois inattendues – toutes. Et si reconnaissables, précisément à cette dilatation du temps que l’amour connaît bien, lorsqu’il ferme les yeux..
Étrange qu’ici ce soit en les ouvrant que nous retrouvions les fumées d’un vestiaire, la pâleur d’un ciel.. Tout est drôle, émouvant comme la vérité dans le regard d’un gosse heureux parce qu’il aurait découvert ce sport.
Ah ! Il a su nous prendre par là où ça nous tient, celui qui les a choisies. Il y a partout de l’air, on sent la pelouse, mais aussi le vent froid venu par la montagne. Les angles de vue (de l’esprit) sont tous partis d’une exigence : que cela soit vrai.
Pas un mensonge, donc, pas une flagornerie, pas de choix « graphique » ; chaque cliché a sa traîtrise : il révèle ce que nous avons vécu.
L’impact à chaque prise est la révélation que nous n’avons pas rêvé. Parce que d’autres sont là pour le dire, surpris par des voleurs de vie que sont les photographes. Au passage, on est ébloui par le sens de l’instantané de ceux qui opéraient sans moteur, il y a 100 ans.. TOUTES les photos ont du génie ! Celui du révélateur.
Prodigieux bouquin qui dit tout du rugby mais se tait !
Bon, je la ferme…
http://www.decitre.fr/livres/Rugby.aspx/9782081210363